BuZZlaliFe

Bien heureuses les poufs, le paradis artificiel leur appartient

Les générations se suivent et se ressemblent.

Les peurs et questionnements de mes grands parents sont les mêmes que les miens aujourd'hui quant au devenir de cette jeunesse "immature, insouciante et irrespectueuse" qui s'étale là, sous mes yeux ébahis de vieille ayant des principes. 

Avant c'était moi, la jeune nanar sans peur et sans haine (peace), la révoltée, la fumiste...

A mon tour de condamner avec la même inquiétude  que celle de mes aïeux, l'arrivée de cette nouvelle mentalité  des filles  d'aujourd'hui "la pouf attitude".

Et si les garçons ne sont pour l'instant pas vraiment touchés, cela ne saurait tarder.  Malgré  un machisme  récurrent, l'on voit déjà se profiler des "métros sexuels" et  autres mouvances  pour les hommes dédiées à la dictature de la beauté.

 

Beaucoup, (beaucoup trop)  de nos jeunes filles sont persuadées qu'aujourd'hui, une belle apparence physique est un sésame qui leur ouvrira toutes les portes d'une vie de rêve (amour, gloire et beauté).

D'où ont-elles tirées cette leçon de vie si particulière ?  

On se le demande !

De plus en plus de jeunes filles en fleurs  (surtout lorsqu'elles ont pour complices des mamans qui ont trop regardé ces maudits feuilletons télé), ne vivent qu'à travers leurs vêtements ,  passent un temps conséquent devant le miroir/beau miroir à se mirer sous toutes les coutures, à se maquiller, se coiffer, s'épiler...

Jusqu'auboutistes, elles soignent aussi leurs accessoires, conjuguent les couleurs avec plus ou moins de bonheur, s'arrosent copieusement du dernier parfum sorti, et n'ont pas peur de dépenser l'argent qu'elles ne possèdent pas pour satisfaire à leur besoin d'être "en apparence".

Rien d'autre n'a d'importance !

Malgré leur intelligence,  leur ingéniosité (obtenir un maximum d'acquisitions avec un minimum d'investissement), leur capacité à s'adapter (la mode change tout le temps), leur mémoire impressionnante (en matière de vie des stars), leur débrouillardise (elles vous fabriquent une tenue CK avec un bout de rideau), leurs aptitudes physique (il en faut pour survivre aux soldes où  à un concert après 10 heures d'attente dans le froid et la pluie), elles n'ont cure de la culture autre que celle de leurs idoles, ont renoncé une fois pour toute à leur sens critique (sauf pour la tenue vestimentaire de leurs voisines), mais oublient  trop vite que lorsqu'elles ouvrent la bouche il n'en jaillit que des vulgarités.

Il n'en faut pas plus pour casser le mythe...

 

Lorsqu'elles sont en âge de travailler, on les retrouve  généralement dans le commerce (on ne peut pas passer tout son temps à se noyer dans son reflet, à se renseigner sur les derniers potins de la starac, à courir après les hommes et suivre des cours à la fac en même temps, dommage ! ).

Les moins douées deviennent vendeuses de poissons (la plupart en ont déjà le langage des crieuses d'antan), les autres (après avoir pris des cours de dictions) seront coiffeuses, ou serveuses,  et les plus douées quant à elles deviendront esthéticiennes ou stars du porno.

Sacré destin !

 

Persuadées d'avoir réussi leurs vies si elles maintiennent leur poids en dessous de 45 kilos, elles peuvent survivre pendant huit jours avec une carotte et un verre d'eau, traverser le désert sans chameau ou courir le marathon sans aucune préparation. 

Elles peuvent aussi résister à des températures négatives en petites tenues tant  elles refusent de porter des vêtements  d'hivers qui les boudinent ou les grossissent.

Leurs soins de visage n'est pas en option, mais doit rester symbole de perfection du sourcil au menton. Lisse, bronzé,  fardé, poudré, coloré, il est un masque derrière lequel leurs yeux épient le moindre signe de vérité qu'il laisserait échapper.

L'émotion est contre-beauté...

Leurs corps est un temple.  Chaque centimètre carré est vérifié, validé, certifié conforme. Chaque bouton, chaque imperfection est comptabilisée, analysée et gommée.

Le moindre détail compte afin de mettre en valeur les formes informes de cette oeuvre d'art  affamé :  tatouages, piercing, sous vêtements...

C'est une quête difficile que l'idéal féminin.

Elles veulent bien avoir des enfants, mais quand elles seront vieilles et laides (vers 30 ans).

Leur mec (un type tout ce qu'il y a d'ordinaire) n'est là que pour combler le vide en attendant que le vrai prince charmant au volant de sa porche, ne vienne les attendre au tournant. 

Et si pour certaines le héros aux dents blanches  façon "émail diamant" se trouve n'être qu'un mauvais garçon  façon mac, elles deviendront alors à la fois stars du trottoir et reines du soir. Avec un peu de chance, elles écriront un bouquin qui deviendra un best-seller et les propulsera sur le devant de la scène...

Ces petites bêtes là ne s'avouent jamais vaincues.


Leur point fort est un  manque total d'altruisme (pardon mais c'est trop bon !), de sentiment de culpabilité (à part si elles  ont trop mangé), de notion de collectivité (sauf si il est question d'être admiré), mais une compétitivité exacerbée (pour être le winner des émissions de variétés). 

Il me vient à l'esprit en écrivant ces lignes, que finalement, ces poufs sont de vraies armes prêtes à survivre à une troisième guerre mondiale.

 

Les générations s'intimident les unes les autres, s'entrechoquent, s'aiment et se détestent, s'impressionnent aussi...

Il suffit juste de les connaître un peu mieux....

fin-du-monde.jpg

 

Image trouvée sur le site :

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14/04/2012
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