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coups de coeur


La Cathédrale ce soir

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07/02/2014
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Le Clochard de Chartres

C'est un pauvre homme âgé qui déambule difficilement avec sa canne dans les ruelles de Chartres. Un clochard que je trouve différent de ceux que j'ai pu croiser jusqu'à présent et qui soulève tout autant ma curiosité qu'une vive tendresse et une profonde tristesse.

Pour commencer, il est une des premières personnes à m'avoir adressé la parole lorsque, fraîchement débarquée sur le sol de la ville, je ne récoltais des autochtones qu'une totale indifférence. En quelque sorte, c'est lui qui m'a accueilli avec sa bonne humeur, son rire et sa personnalité attachante.

Il s'exprime d'une voix claire, avec facilité, il a de l'humour et ses expressions enfantines font ressurgir mon côté maternel.

Quand il est gai, il partage son bonheur en servant aux passants des phrases amicales de son sourire édenté et franc.

Quand il est triste, son visage d'enfant laisse apparaître une souffrance insoutenable qui me donne envie de fuir en courant.

Puis il traverse des phases où il part dans son monde intérieur, poursuivant un dialogue qu'il est seul à comprendre et sa fragilité est si palpable, si touchante dans ces moments là qu'elle me désarme.

Lorsque de temps en temps je lui emmène un sandwich et une boisson, je lis une telle surprise et un tel bonheur dans ses yeux que j'en suis toute retournée.  Ce soir,  il a même embrassé le sac plastique qui contenait le repas... J'ai failli en pleurer tellement ça m'a fait mal de voir un homme de cet âge si peu habitué à des actes de gentillesse de la part de ses frères humains.

J'ose espérer que ces petits gestes au jour le jour, lui redonnerons foi en l'homme s'il n'y croit plus.

Si par hasard vous le croisez, ne le laissez pas passer sans lui faire l'offrande d'un geste, d'un mot, d'un sourire ou de nourriture, il a besoin de tout cela, il a besoin de nous.

Il y a lui, et il y a les autres.

Il y a assez de richesses matérielles et morales pour tous, le tout est de partager...

Chacun donnant un petit bout de soi et c'est le monde qui change !


05/02/2014
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le P A F, le P A T et Kaamelot

Je ne suis pas une enfant de la télé

Plutôt un "sirop de la rue"

Je dois en remercier mes parents

Grâce à eux, je n'ais pas rejoins la horde de lobotomisés qui se pâment devant les émissions de variétés toutes plus débiles les unes que les autres.

Grâce à eux, je suis capable de faire la différence entre ce qui est décemment regardable et le reste. C'est dire que je passe de moins en moins de temps devant mon poste de télévision...

Il existe heureusement des exceptions à ce tsunami de conneries qui menace l'homme de l'extinction plus sûrement que 2012, et Kaamelott (en français dans le texte) en est une.

Je veux rendre hommage à cette excellente minie série dont je me demande encore comment elle peut subsister dans cette télé poubelle qu'est devenu le P A Français et même le P A Terrien.

Bien que ne faisant pas partie du fan club (ceci étant contraire à mes principes), je suis tout de même le troupeau qui se jette avec délectation sur le téléviseur aux heures de diffusion de Kaamelott.

Que dire de cette série sinon qu'à tous les coups elle fait mouche.

Scénario, dialogues, costumes, humour, originalité ... Tout me touche et me surprend, y compris ces derniers épisodes à l'ambiance devenue si glaugue, sans pour autant faire déserter ma place de canapé.

Une série culte, oui forcément ! Il n'y a rien à jeter (ou presque).

Une série qui est en totale correspondance avec mon propre regard sur le monde, avec mon passé, mes espoirs, avec mes rêves, mes peurs.

Une série dont je pourrais sans peine être l'une des héroïnes, si stupide soit-elle.

Une série qui ressemble à un livre d'histoire, doublé d'une BD, d'un roman d'héroï-faintaisie, d'un film dans la plus pure tradition des comiques noir et blanc d'antan, d'un manga futuriste, d'une tragédie shakespearienne...(et j'en passe de la brosse à luire tellement qu'elle est bonne cette série, mais ça vous l'aviez compris !).

Enfin bref, mon coeur est fidèle à jamais à ces quelques minutes de bonheur que je savoure régulièrement comme un bon vin blanc sucré...et que je redécouvre à chaque fois sous un jour différent.

Je veux rendre hommage à cet auteur de talent et le remercier vivement.

Sachez Monsieur Astier que je vous admire et vous aime pour ce que vous êtes et ce que vous avez créé.

 

 Photo tirée du site : http://amicale-du-mauvais-gout.over-blog.com


08/05/2013
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